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Le bassin du Nil

Le plus grand bassin hydrographique du monde transcende les frontières et a été à l'origine de nombreux conflits internationaux. Une distribution équitable de ses eaux nécessite une coopération internationale pour la gestion de cette ressource précieuse et limitée.

La coopération internationale est obligatoire sur les rives du Nil, le plus long fleuve du monde. Depuis ses sources au Burundi et en Ethiopie, le Nil parcourt plus de 6500 km et traverse dix pays africains avant de se déverser dans le légendaire Delta.

Il unit 160 millions de personnes, de différentes cultures et différentes origines, dans leur dépendance envers ses eaux salvatrices.

Le Nil étanche la soif, produit de l'électricité, arrose les cultures et maintient la vie sur ses rives aux paysages uniques.

Une partie des "nations du Nil" étant parmi les plus pauvres au monde, de nombreux habitants de son bassin vivent une vie plus que précaire et dépendent totalement des bienfaits de ses écosystèmes.

L'apport actuel est à peine suffisant et la population devrait doubler dans les 25 années à venir.

Les pays du Nil sont interdépendants et les actions des uns ont un impact sur les autres. Les Egyptiens ont longtemps craint que les nations en amont ne limitent leur accès aux eaux salvatrices avant leur frontière. Si le fleuve est barré ou dévié en un point quelconque de son lit (même en aval, comme par exemple le barrage d'Assouan), les autres communautés risquent de souffrir de variations du débit, de modifications de l'environnement ou même d'inondations.

En 1999, les dix nations du Nil se sont unies et ont créé l'Initiative du bassin du Nil (IBN). Le mandat de l' IBN est de promouvoir le développement et la coopération nécessaires à la protection de l'écologie du Nil et d'assurer à tous un partage équitable.

Le Burundi, la République Démocratique du Congo, l'Egypte, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et l'Uganda mettent en commun des données techniques et socio-économiques pour mieux évaluer l'impact de leur décisions sur les ressources en eau et mieux planifier leur coopération.

Cette initiative dispose d'un réseau de pluviomètries et jauges d'évaporation, compile les données de l'eau et de l'emploi de la terre, forme des gérants du bassin versant dont la tâche est d'exploiter au mieux cette eau de quantité limitée et coordonne un plan de partage ou d'échange de l'énergie régional.

Ainsi, en travaillant ensemble, les nations du Nil espèrent que leur futur commun prendra la forme de coopération et non de conflit autour d'une ressource si cruciale et si limitée.

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